Fleuve de Vie


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L'Esprit du Seigneur est sur toi

Message

« L’ESPRIT DU SEIGNEUR EST SUR TOI »
Luc 4. 16-20

Nous sommes tous, en tant que Corps de Christ, en tant que son Eglise, et chacun personnellement en tant que disciple de Jésus-Christ appelés et oints du Saint Esprit en vue d’un service pour le Royaume de Dieu. Nous avons en Jésus notre parfait modèle.

Luc 4.18 :

L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.

Les versets qui précèdent font mention du revêtement de l’Esprit, avec lequel Jésus s’est rendu en Galilée. Jésus ne s’est pas simplement présenté avec un élan de cœur, avec une sympathie émotionnelle, avec sa générosité… mais il est allé revêtu de la puissance de l’Esprit. Et ce même Esprit a été le moteur de la vie de Christ dès le commencement de son ministère public. C’est poussé par le Saint Esprit que Jésus a été conduit dans le désert : Jésus, rempli du Saint Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert. Luc 4.1. Il est revêtu de cette puissance, il est couvert de cette onction, et c’est ainsi qu’il rentre en Galilée, où sa renommée va se répandre, dans tout le pays.

Regardons Jésus, lors de sa première apparition publique. Nous remarquons que Jésus se prêche lui même. Il apparaît à la fois comme le semeur qui sort pour semer, et comme la semence qui peut régénérer les cœurs. En effet, voici ses paroles : L’Esprit du Seigneur est sur MOI, parce qu’il M’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il M’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé. Luc 4.18. L’attention est attirée sur Jésus, sur Lui. Il se présente donc comme un modèle. L’Epitre aux Ephésiens nous invitera à marcher dans l’amour, à l’exemple de Christ. Ephésiens 5.2. Alors, acceptons qu’il soit notre exemple. Ne le regardons pas simplement comme notre sauveur, pas simplement comme celui qui efface nos péchés et nos erreurs (bien que nous en ayons tellement besoin, et dans sa grâce il le fait). Considérons le plutôt comme celui qui va gérer le service auquel nous sommes appelés, comme notre modèle pour l’accomplir au mieux. C’est lorsque nous fixons nos yeux sur lui, pour suivre ses mouvements et ses indications, que nous pouvons être approuvés par Dieu dans ce qu’il nous inspire. C’est seulement lorsque nous nous maintenons dans cette position, en suivant l’exemple, que notre service peut être vraiment efficace, et agréable à Dieu. Jésus est notre modèle en ce qu’il est, en ce qu’il fait, et en ce qu’il dit.

Aussi ce que nous disons doit être confirmé par ce que nous faisons, et ce que nous faisons vient de ce que nous sommes. C’est parce que nous sommes chrétiens que nous agissons en chrétiens, et que nous parlons en chrétiens. Nous sommes appelés à être des enfants de Dieu dès le départ, au moyen de la foi. Et Dieu travaille en nous, afin que nous ne restions pas de petits enfants, mais devenions des fils, que nous croissions et comprenions que notre personnalité, tout notre être entier doit correspondre au service du Seigneur. Si nous n’acceptons pas ce principe nous ne pouvons pas entrer dans les œuvres préparées d’avance pour que nous les accomplissions, et nous ne pouvons pas devenir quelqu’un d’agréable à Dieu. Apprenons donc à être, dire et faire les choses avec cohérence à notre modèle Jésus Christ.

Jésus était saint. Même les démons le connaissaient et disaient de lui qu’il était le saint de Dieu. Luc 4.34. Nous aussi, nous devons participer à la sainteté de Dieu. Nous avons le Saint Esprit. Lorsque l’Esprit est sur quelqu’un, il engendre un processus de sainteté. C’est pour cela qu’un chrétien qui invoque la relation qu’il a avec le Saint Esprit, se doit d’être cohérent. Sans le Saint Esprit nous ne pouvons pas produire des actes en rapport avec la nature du Saint Esprit. Jésus a été revêtu du Saint Esprit, et c’est sa condition, comme il a été, et là nôtre, tels que nous sommes, qui doit être une base à ce que nous faisons. Jésus était efficace. Vous savez comment Dieu a oint du Saint Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui. Actes 10.38. Le zèle et l’efficacité dans le service dépend de ce que nous faisons, et de ce que nous sommes. Avez vous jamais remarqué quelle place avait l’Esprit dans la vie de Jésus ?

Bien que Jésus ait été le fils de Dieu, il a fallu qu’il attende l’onction et la puissance du Saint Esprit pour pouvoir entrer dans son ministère avec efficacité. Ce n’est que lorsque l’Esprit l’avait revêtu qu’il pouvait dire : L’Esprit du Seigneur est sur moi. Notre puissance pour le service ne se trouve pas dans nos prétentions, nos ambitions, nos idées ou même nos moyens : notre véritable puissance pour le service c’est l’accès que nous donnons au Saint Esprit dans notre vie ! C’est seulement lorsque nous sommes enveloppés de cette puissance, mais aussi remplis, que nous pouvons être utiles avec efficacité dans l’œuvre du Seigneur. Onction est un terme significatif, puisqu’il fait allusion à l’huile. Pour faire de l’huile, on prenait des olives, on les secouait, puis on les écrasait. C’est seulement par ce processus que l’on pouvait obtenir de l’huile. De même, Jésus a été écrasé, brisé, pressé, pour que de sa vie puisse nous parvenir le Saint Esprit. Notons que Gethsémané signifie ²pressoir à huile². Le brisement de Jésus a été nécessaire au salut des âmes. Et si quelqu’un veut servir le Seigneur, il lui faut accepter d’être brisé.

Le brisement provoque une transformation importante, il s’agit de tout abandonner à Dieu, se donner soi même, pour avoir la plénitude de l’Esprit. Paul dira : ainsi, la mort agit en nous, et la vie agit en vous. 2 Corinthiens 4.12. La mort à soi même produit la vie, ouvre les portes à l’onction, qui jaillit sur les autres. Pour communiquer la vie, nous avons besoin d’être façonnés par Dieu. Cela suppose des temps de brisement. Mais Dieu ne brise jamais que pour renforcer. Nous ne pouvons pas donner quelque chose que nous n’avons pas ! Nous ne pouvons pas parler correctement d’une chose que nous n’avons pas vécue ! Dieu est amour, il corrige dans la justice. Il ne se repent jamais de son appel lancé sur nos vies. Dieu n’abandonne jamais, il relève toujours. Paul est passé par des temps de difficultés, avant de recevoir une révélation de Christ, et de se mettre à son service effectivement (Galates 1.15-16) Voyez quel ministère le Seigneur lui confia !

Dieu ne peut rien faire avec des vases remplis. Peut être sommes nous remplis de nous même, de notre bon ²moi². Mais ce n’est pas ainsi qu’il doit en être ! Lorsque Jésus dit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, il ne parle pas d’un moi égoïste, de lui même, mais d’un moi brisé, un moi qui accepte de se soumettre, et un moi disposé à être revêtu de la puissance du Saint Esprit. L’Esprit de Dieu ne vient pas sur l’orgueil, l’Esprit de Dieu ne vient pas sur la vanité… L’Esprit de Dieu vient sur ceux qui le cherchent humblement, cherchant à ressembler à Jésus dans ce qu’il est, dans ce qu’il dit, et dans ce qu’il fait. Jésus n’a jamais été, n’a jamais dit, ni n’a jamais fait autre chose que ce que le Père lui montrait. Ainsi, il est notre modèle pour servir, il est notre modèle dans la puissance du Saint Esprit.

Lorsque vous êtes sous l’onction du Saint Esprit, vous êtes toujours dépendant de l’enseignement de la Parole de Dieu. Jésus n’a jamais renié les Ecritures. Il n’a pas méprisé les prophètes. Il a inscrit son ministère dans les textes de l’Ancien Testament, il commence par la Parole, puis il l’accomplit, et agit en conformité avec elle, apportant la révélation. Nous devons toujours être soumis à l’autorité de la Parole. Jésus respecta l’ordre dans la synagogue. Lorsqu’on l’invita à lire, il se leva, déroula le rouleau, et lit le passage. Puis il le remit au serviteur et s’assit. C’est ainsi que cela se passait, et Jésus respecta l’ordre. Ne laissons jamais la place à une vision désordonnée, à un emballement, à une excitation qui serait plutôt le fruit d’une production humaine qu’autre chose. Restons soumis à la Parole de Dieu, à Christ, au Saint Esprit, et à l’autorité instaurée dans l’Eglise par Dieu lui même.

Regardons aussi à l’attitude de l’apôtre Paul. L’église de Corinthe était loin d’être un bon modèle : il y avait des scandales, des débordements, des relations incestueuses, mais Paul n’a pas méprisé cette église, il n’a pas incité les gens à partir. Il leur écrit : c’est dans une grande affliction, le cœur angoissé, et avec beaucoup de larmes, que je vous ai écrit, non pas afin que vous soyez attristés, mais afin que vous connaissiez l’amour extrême que j’ai pour vous. 2 Corinthiens 2.4. Le Saint Esprit lui donnait de la sympathie malgré tout. Mais lorsque les cœur ne sont pas motivés par le Saint Esprit, il y a des rivalités, il y a des opportunistes qui saisissent des occasions de se mettre en avant, devenant des occasions de trouble. Et pourtant ils se présente comme étant conduits par l’onction. L’Eglise a un témoignage à donner, chaque personne a un témoignage à donner. L’Esprit de Dieu connaît toute chose, l’Esprit de Dieu sait tout. Si nous voulons servir Dieu, nous devons être des personnes qui soient attentives à ce que Jésus est. Regardons à lui, notre modèle. Le Saint Esprit n’est pas un prétexte pour faire n’importe quoi.

Les disciples aussi durent attendre l’accomplissement de la promesse. Vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins. Actes 1.8 Ils persévéraient dans la prière, ils croyaient à la promesse, et ils la virent s’accomplir. Ils ne savaient pas combien de temps ils allaient devoir attendre. Dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint Esprit Actes 1.5. Il leur a fallu attendre. Dans cette attente, ils se sont attachés à la prière, ils se sont assemblés pour chercher la présence de Dieu ! Si nous ne comprenons pas, si nous ne nous attachons pas à la prière, si nous ne nous attendons pas à une action de Dieu pour nos vies, et si nous ne nous plaçons pas dans une position où nous sommes à même de recevoir… nous pouvons tout de suite renoncer à voir de grandes choses, nous pouvons renoncer à une nouvelle pentecôte, nous pouvons refermer le livre des Actes des Apôtres… 

Nous avons reçu le Saint Esprit, comme un cadeau de Dieu. Notre corps est en effet le temple du Saint Esprit ! Mais nous avons besoin aussi d’être revêtus de son onction pour chaque situation spéciale.

Les églises locales ne sont pas simplement des rassemblements excités par telle ou telle manifestation à la mode. Ce n’est pas sur un homme que nous devons construire, ce n’est pas à une étiquette que nous devons regarder, mais nous devrions plutôt nous tourner vers Dieu, et recevoir de lui ce qu’il désire communiquer à son Église aujourd’hui. Nous avons besoin de réagir, de nous réveiller. Dieu ouvre des portes. N’est il pas encore mieux que Dieu choisisse pour son Eglise un plan. Programme qui change peut être nos habitudes, mais qui correspond à une action de Dieu pour nous aujourd’hui. Dieu n’a pas fini d’agir pour son peuple, et il a des choses nouvelles encore à nous donner. Seulement, l’Église (à savoir chacun de nous qui la composons) l’accueillera t elle ?

Quel est notre programme dans ce service ? Il est présenté au travers du ministère de Jésus :
- envers les pauvres : l’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Luc 4.18
- envers les cœurs brisés : il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé. Luc 4.18
- envers les captifs : pour proclamer aux captifs la délivrance. Luc 4.19
- envers les aveugles : proclamer…aux aveugles le recouvrement de la vue. Luc 4.19
- envers les opprimés : pour renvoyer libres les opprimés. Luc 4.19
- envers tous ! proclamer une année de grâce du Seigneur. Luc 4.19

Nous sommes oints pour annoncer une bonne nouvelle, or la Bonne Nouvelle c’est l’Evangile ! Tout ce que nous faisons en église ou dans d’autres contextes au service du Seigneur, doit être une façon d’annoncer l’Evangile. Si une activité ne proclame pas quelque chose de Jésus, elle est vaine. Sinon, on peut tout aussi bien la faire dans un club local. Chaque chrétien est oint en vue d’un service, et ce service consiste à annoncer. La forme va être variée, et c’est aussi une marque d’originalité dans le Royaume de Dieu ! Nous ne sommes pas des photocopies mais des originaux. Paul nous dit qu’ il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. 1 Corinthiens 12.4-7. Il y a plusieurs formes d’actions, mais ce n’est pas seulement ²l’activité pour l’activité², c’est une proclamation. Dans notre passage le verbe annoncer et proclamer revient trois fois. Jésus est venu pour annoncer, nous devons continuer d’annoncer son message. Nous ne parlons pas ici de la prédication. Nous ne sommes pas tous appelés à prêcher à des églises, mais nous sommes tous appelés à annoncer. Nous pouvons annoncer Christ au travers d’un travail humanitaire, d’une œuvre artistique ou par notre seul comportement. Mais nous devons garder cette orientation qui est d’annoncer, de proclamer la Parole.

Nos paroles ont un impact certain. La Bible nous dit que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue. Proverbes 18.21. Lorsque notre langue est bien utilisée, elle produit la vie. Nous devons annoncer l’Evangile. La Parole de Dieu doit être dans notre bouche. Cela n’en revient pas non plus à parler en versets bibliques à longueur de journée… Mais nos paroles doivent s’inscrire dans la logique biblique, dans l’amour de Dieu, afin qu’elles produisent un effet positif. Il faudrait que tout ce que nous sommes soit une proclamation, une lettre vivante de Jésus Christ. L’Evangile ce n’est pas une religion. L’Evangile ce n’est pas notre réunion d’évangélisation. L’Evangile ce n’est pas notre chant. L’Evangile ce n’est pas notre pièce de théâtre. L’Evangile ce n’est pas notre effort à gagner des âmes. Ce n’est pas cela dont les gens ont besoin ! Ils n’ont pas besoin de tout ce que nous faisons, ils le trouvent ailleurs, mais ils ont besoin de ce que nous annonçons à travers tous les moyens à notre disposition. L’Evangile c’est la Bonne Nouvelle que nous proclamons. Non pas ce que nous faisons, mais ce que Dieu fait !

Le geôlier interrogea Paul, cherchant à savoir que faire pour être sauvé. La réponse fut la suivante : crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. Actes 16.31 Il proclame, il annonce l’Evangile ici. Il ne lui dit pas « fais telle ou telle chose » mais plutôt « toi tu ne peux rien faire, Jésus a tout fait pour toi, crois seulement ». Alors il y a une sorte de folie dans ce message. Paul en parle en disant que la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent. 1 Corinthiens 1.18. Et il nous parle également d’une folie de celui qui porte le message, disant : nous sommes fous à cause de Christ. 1 Corinthiens 4.10. Nous sommes en quelque sorte fous selon Dieu, mais cela ne veut pas dire fou tout court ! Nous n’avons pas besoin de tous les modèles humains, de toutes les prévisions humaines, nous avons besoin de l’Esprit de Dieu ! Si l’Esprit remplit quelqu’un, si l’onction est là, ni les moyens ni les opportunités ne manqueront pour que la Gloire de Dieu se manifeste, parce que le Saint Esprit conduit toutes ces choses ! C’est Dieu, oui c’est lui qui change les temps et les circonstances. Daniel 2.21 ! Voilà cette douce folie dont parle Paul. Paul a connu de grands combats, de grandes difficultés, mais c’est à travers cela que son caractère s’est formé, et que son ministère s’est manifesté. Personne n’aurait pensé que cet homme que les Juifs rêvaient de faire mourir, que les croyants ne comprenaient pas, et que les romains allaient décapiter, qu’il serait un jour en train de faire trembler tout l’empire romain !

Dans un empire qui comptait quelques millions d’hommes, à cette époque, au premier siècle, les chrétiens étaient présents. Jusque dans la maison de César (Philippiens 4.22). Les chrétiens étaient impliqués et présents dans la vie sociale, ils n’étaient pas cachés, enfermés dans leurs églises ! Je crois que nous pouvons aussi en faire l’expérience. Nous pouvons croire à cette folie ! Croyez vous que l’Evangile peut sauver des gens ? Croyez vous que l’Evangile peut sauver le monde ? Croyez vous que l’Evangile peut sauver votre pays ? Croyez vous que l’Evangile peut sauver les dirigeants de votre pays ? Je ne cherche pas à encourager vos rêves… parce que nous ne sommes pas là pour rêver ! Ce sont des choses que Dieu est capable de faire ! Si nous sortons de ce que nous avons, nous, placé comme limite au Royaume de Dieu, Dieu peut accomplir des choses puissantes, comme il l’a promis ! Le Royaume de Dieu ne s’arrête pas aux murs de votre assemblée !

Alors, notre devoir est d’être un témoignage parmi les hommes. Nous devons proclamer l’Evangile, à l’exemple de Christ. L’Evangile s’adresse à tous, riches comme pauvres. La référence donnée ici, ce sont les pauvres. N’oublions pas que Christ, de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous. Nous pouvons aimer les belles choses, nous pouvons avoir un cœur d’artiste, nous pouvons être sensible à ce qui est beau et prestigieux. Mais n’oublions jamais que Jésus, qui aurait pu vivre dans quelque chose de beau, a vécu dans une vie humble. Les pauvres, ce sont aussi ceux qui sont ²spirituellement pauvres². Le Seigneur y fait allusion disant heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. Matthieu 5.3. Lorsque nous n’avons plus rien, que nous sommes sans aide, sans espoir, que nous n’avons plus rien à offrir, l’Evangile nous parvient comme une bonne nouvelle. C’est là un trésor que Dieu place en nous. Combien de gens sont touchés simplement parce que quelqu’un est venu au devant d’eux, pour leur manifester l’amour de Christ. Ne nous lassons pas !

L’Evangile, c’est cette bonne nouvelle de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ. Romains 8.39. Il y a tant de personnes qui sont tristes, blessées, désespérées, qui ont besoin de guérison. Le bon samaritain sortit de ses provisions pour soigner l’homme qui se trouvait là, au bord de la route. L’humanité est assaillie par des brigands, par des fausses idéologies, par l’orgueil… ce sont des brigands qui se jettent sur elle et en laissent plus d’un en piteux état. La société apparaît comme un homme blessé sur le bord de la route. La théologie, tout ce qui est cultuel ou liturgique, ne répond plus aux besoins des gens. Ni le lévite, ni le sacrificateur n’avaient de solution… mais un samaritain qui passait par là, sortit l’huile et le vin pour aider. Aussi nous, nous avons l’huile du Saint Esprit et le vin de la joie de Dieu à apporter aux cœurs blessés.

Souvenez vous de cette femme, qui était oppressée, et courbée. Lorsqu’il la vit, Jésus lui adressa la parole, et lui dit : Femme, tu es délivrée de ton infirmité ! Et lui imposa les mains. A l’instant elle se redressa, et glorifia Dieu. Luc 13.12-13.

Josué nous donne des exemples de combat victorieux. Un combat mené avec la stratégie de Dieu mène à la victoire. Ce que Dieu demande en fait paraît simple, voire fou ! Même un simple silence peut favoriser l’action de Dieu ! A Jéricho, le peuple avait simplement été conduit par le Seigneur à faire le tour de la ville en silence, et la muraille à cédé !

Avec Gédéon aussi, nous voyons en Juges 7 une stratégie de combat communiquée par Dieu. Quelques hommes seulement s’avancèrent avec des cruches et des flambeaux. Et ils ont la victoire !

Dieu veut aujourd’hui encore que nous manifestions de tels résultats. Gardons et nourrissons une foi victorieuse. Dieu veut encore agir. Il nous faut persévérer dans la foi, parce que c’est simple, si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas. Esaïe 7.9. Je souhaite que vous ayez cette vision d’être un chrétien qui n’est pas seulement ²un bon mouton² suivant un peu les mouvements de l’assemblée, mais qui est un témoin vivant de Jésus Christ, et qui proclame le Royaume de Dieu par sa vie, par ses actions, par tout ce qu’il est.

Il y a tant de choses qui peuvent nous aveugler, telles que le péché, les faux raisonnements religieux, les préjugés. Mais Dieu veut rendre la vue aux aveugles. La foi ne veut pas dire ne rien voir, ne rien connaître, ne pas entendre ! La Bible nous parle de vue physique, et aussi de la vue qui correspond à la connaissance des choses.

Jésus nous donne l’exemple. Il a été fait homme comme nous. Nous devons suivre son exemple qui est la soumission, et la dépendance à l’Esprit de Dieu. Il n’a pas été réservé à Jésus d’accomplir de grandes choses, d’ailleurs en Jean 14 il annonce que nous ferions les mêmes que lui, et de plus grandes encore. Pourtant, on en a pas vu grand chose…

Jésus était entièrement dépendant, il n’agissait pas à sa guise, mais il faisait ce qu’il voyait faire au Père. Voir correspond aussi à connaître, à savoir. L’état normal de l’Eglise et du chrétien est de voir, de voir dans la vie des personnes quel est leur état, leur besoin, leur problème. La connaissance, les visions, les songes et les révélations sont des choses normales au sein du peuple de Dieu ! Vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Joël 2. Voici ce qui devait accompagner l’effusion du Saint Esprit ! Le ministère de Jésus fonctionnait sur : voir, entendre, connaître. Les passages de Jean 14 et Jean 15 nous parlent de cela.

Jean 14 nous rapporte la dépendance de Jésus envers le Père. Jésus avait le Père en lui, pour lui montrer ce qu’il devait faire. Quand quelque chose se passe dans le ciel, il y a une réaction sur la terre. Verset 10 : le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. Verset 12 : Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes. Verset 19 : le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. Verset 20 : vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. Jésus était soumis à l’Esprit, il faisait ce qu’il voyait faire au Père. Nous de même, nous devons commencer à voir et à entrer dans les œuvres qui ont été préparées d’avance pour que nous les pratiquions. Nous avons besoin de nous ouvrir, de trouver la position dans laquelle nous sommes à même de recevoir la direction de Dieu ; apprendre à être sensible au Saint Esprit, et trouver ce qui favorise cette sensibilité, et libère une onction particulière sur notre vie. Si c’est de jouer de la musique, jouez ; si c’est d’écouter un CD de louange, écoutez ; si c’est de prier, priez ; si c’est de marcher, marchez ; si c’est de sauter, sautez ; si c’est un charisme, exprimez vous ; …

Jean 15 nous parle de notre relation avec Jésus. Nous devons dépendre de lui à l’image du cep et des sarments. Jésus ne pouvait faire que ce que le Père faisait, et il nous a fait connaître ce qu’il savait du Père. Notre communion avec Jésus nous donne de porter du fruit à sa gloire. Il dira plus loin : j’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui même, mais il dira tout ce qu’il a entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Jean 16.12-13 Jésus nous envoie pour continuer ce qu’il a commencé à faire. Nous dépendons de lui. Nous ne pouvons pas faire d’œuvre efficace de nous même. Le Saint Esprit nous conduit dans les œuvres préparées d’avance pour nous, ce peut être simplement par des impressions, des intuitions… (Jean commence son Evangile parce qu’il lui a semblé bon). Le Saint Esprit nous donne de voir et de connaître dans la vie de quelqu’un, dans une situation. Par exemple il peut nous mettre à cœur de téléphoner à quelqu’un qui justement était dans un moment difficile, et tu peux ainsi l’encourager…

La vie chrétienne n’est pas quelque chose de compliqué. Dieu ne nous demande pas de faire des choses difficiles. Nous sommes en quelque sorte des éléments déclencheurs pour sa puissance.

Notre devoir est de proclamer cette bonne nouvelle de l’Evangile. Dieu nous donne les moyens de le faire, et de répondre aux besoins des gens avec efficacité et précision. Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront des nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. Marc 16.17.

Jésus a été envoyé pour publier une année de grâce du Seigneur. Luc 14.19. A notre tour il nous envoie. Nous devons annoncer la grâce de Dieu autour de nous, afin que le plus grand nombre revienne vers Dieu. Car il y a temps qui n’est pas infini, il est limité. Et nous devons travailler à annoncer le Royaume de Dieu tant que nous pouvons nous occuper de l’évangélisation. Nous prêchons la vie éternelle, mais nous n’avons pas l’éternité pour le faire. Les temps sont comptés.

Notre modèle est Jésus, et notre programme doit être le sien ! Il est temps aujourd’hui de se mettre à son service activement. Nous avons besoin d’une puissance pour servir, c’est le Saint Esprit. Il nous a été donné, pour que nous soyons remplis ! Soyez remplis de l’Esprit, dit Jésus ! Aussi, prenons le temps de nous placer devant Dieu, afin que, dans notre communion avec lui, nous puissions être couverts de son onction, pour accomplir les œuvres auxquelles il nous appelle. Veillons sur notre communion avec Dieu, par la lecture de sa Parole, par notre vie de prière, par la louange…

C’est par nous que Dieu va agir pour sauver notre nation. Recevons sa grâce, et un renouvellement dans le Saint Esprit. Afin de servir efficacement, en vue du Royaume de Dieu. Fixons nos regards sur Jésus, notre modèle. Plaçons nous dans la position où nous sommes sensibles au Saint Esprit, restons ouvert afin de recevoir les directions et stratégies de Dieu, qui nous donneront d’accomplir les œuvres préparées d’avance avec succès, dans la victoire, portant du fruit !

Frère, sœur,
L’Esprit du Seigneur est sur toi parce qu’il t’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il t’a envoyé pour guérir ceux dont le cœur est brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.

Réponds à cet ordre de mission, et sois rempli de l’Esprit !

Que la Gloire de Dieu se répande.


Fabien Weigel


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